Cher
Monsieur,
Votre
courrier
électronique
du 25 mai
a retenu
toute mon
attention.
Je vous
remercie
de me donner
l’occasion
de répondre
à
votre question
concernant
l’immunité
des fonctionnaires
européens.
A
la question
«
Etes-vous
pour la
suppression
de l’immunité
des fonctionnaires
européens
? »,
ma réponse
est non.
Avec
cette réponse,
je vous
invite à
publier
le commentaire
suivant
:
«
L’immunité
de juridiction
a été
accordée
aux fonctionnaires
européens
pour les
prémunir
des pressions
dont ils
pourraient
être
l’objet,
notamment
de la part
des Etats.
Cette immunité
est donc
la garantie
de l’indépendance
des agents
des Communautés.
En
outre, cette
immunité
ne concerne
que les
actes accomplis
par les
fonctionnaires
en leur
qualité
officielle
et sous
réserve
du respect
des règles
établies
par les
administrations.
Elle ne
concerne
donc en
aucune manière
les délits
que pourraient
commettre
des fonctionnaires.
»
Je
suis par
ailleurs
étonnée
du vocabulaire
que vous
employez.
«
Eurocrates
»
et «
petite élite
de fonctionnaires
»
ne sont
pas des
termes propices
au rapprochement
entre les
citoyens
et les institutions
européennes.
Je pense
au contraire
que cette
initiative,
construite
sur des
simplifications,
ne fera
qu’élargir
le fossé
et ne servira
pas la démocratie.
Restant
à
votre entière
disposition,
je vous
prie d'agréer,
cher Monsieur,
l'expression
de mes sentiments
distingués.
Joëlle
Milquet |