PROJETS EN COURS

    Campagne Oui-Mais
    E-mmunities

 RETOUR SUR ...

    Grands Prix 2004
    Grands Prix 2003
    EU-Student Vote
    Marathon

 FONDAMENTAUX

    Congrès fondateur
    15 Propositions
    Conférences annuelles
    Statuts
    Comité directeur
    Partenaires











Mlle Helene Sjursen: en quête d'une légitimité pour l'Europe de la sécurité

Trouver quelle légitimité peut présider aux politiques européennes de sécurité: telle est la tâche à laquelle s'est attelée Mlle Helene Sjursen, chercheur à l'Université d'Oslo de Norvège.

On peut distinguer selon elle deux dimensions dans la sécurité européenne: l'une liée aux institutions, l'autre au contenu. Sur ce second point, on remarque aujourd'hui qu'émerge visiblement un concept large de sécurité, étendu aux questions d'environnement par exemple. Mais la notion même de sécurité reste à préciser afin de savoir quelle type d'organisation l'UE veut être.

Les conditions d'action qui se posent aux états-nations sont aujourd'hui modifiées. D'autres impératifs que la stricte sécurité militaire apparaissent. Les normes et règles internationales influent de plus en plus sur la politique menée par les états et les organisations internationales. La sécurité devient une question de moins en moins liée au territoire.

Les états doivent donc définir ce que le terme de sécurité contient désormais pour eux. L'enjeu est la légitimation de leur politique de sécurité et de celle de l'UE.

On peut trois modes de légitimation de la politique européenne de sécurité: par le pragmatisme, l'éthique et la morale. Ces stratégies ne s'excluent pas et peuvent être combinées.

L'approche pragmatique s'attache avant tout aux effets produits par la politique menée. La faiblesse de cette approche réaliste est que sa légitimité est conditionnée par le succès, et tout échec conduit au retrait du soutien à une telle approche.

La vision éthique de la légitimation est à relier à celles de l'identité et des valeurs. Pour le cas de l'UE, il s'agit de définir ce qu'est un européen et ce qu'il refuse d'être. La difficulté de fixer des références culturelles pour l'Union est que les valeurs respectées par l'Europe, telles que les droits de l'Homme, sont partagées par des pays extra-européens. Il s'agit donc de se demander s'il existe une approche spécifiquement européenne.

La troisième approche, au contraire, est stimulée par des impératifs moraux strictement universels. L'Europe se situe alors comme un pôle de défense de valeurs communes à l'ensemble de la planète.

Christophe Maire
Vendredi 6 Octobre 2000


© Copyright Newropeans - contact email: contact@newropeans.org