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Pôle
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E
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| PÔLE
C : |
Changement,
technologie et complexité:
placer l'être
humain au coeur
de la société
européenne
du XXIème
siècle |
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Mme
Monique
BARTHALAY,
Conférencière,
Université
Paris
XIII
Intervention
: 'Pour
une Europe
de l'Emploi,
de l'Innovation
et du
Progrès
social'
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Dans
le 3° quart
du XX° siècle,
le travail était
vécu
comme un droit
et reconnu par
nos démocraties.
Depuis l'irruption
des nouvelles
technologies
de l'information
et de la commande,
le ratio création/destruction
d'emplois (si
celui-ci est
inférieur
à 1 signifie
que l'activité
économique
engendre du
chômage)
n'est plus actuel.
Mais, circonstances
aggravantes,
le chômage
est accompagné
par la croissance
de la pauvreté
relative, voire
absolue, par
la baisse du
niveau scolaire
des plus défavorisés.
Le problème
est désormais
moins le chômage,
que la marginalisation
de personnes
et l'exclusion
de groupes sociaux,
dont les conditions
de vie se sont
détériorées,
tandis que d'autres
améliorent
sensiblement
les leurs .
En outre les
emplois sont
moins durables
que les emplois
détruits,
moins bien payés
et moins faciles
d'accès
pour les ouvriers
ou les employés
d'hier, ou pour
leurs enfants.
La stratégie
choisie par
la Commission
européenne,
Croissance,
Compétitivité,
Emploi tend
à accréditer
l'idée
qu'un supplément
de croissance
et de productivité
serait créateur
d'emplois ;
ce qui n'est
pas vérifié
par les faits.
Les pays industrialisés
qui ont fortement
réduit
le chômage
ont obtenu ces
résultats
en accroissant
le nombre de
pauvres. Il
n'y a pas d'issue
dans le seul
travail productif
et la seule
rémunération
du travail.
Depuis le passage
à l'Euro,
l'échappatoire
de la dépréciation
de la monnaie
nationale étant
fermée,
il est crucial
que les agents
économiques
et les partenaires
sociaux comprennent
que la responsabilité
du marché
du travail,
même rétréci,
incombe aux
entreprises,
aux représentants
des salariés,
aux gouvernements
des Etats membres.
Elle peut insuffler
des orientations
et mettre en
place par les
politiques communes,
des actions
de développement
économique
pour aider au
développement
de l'emploi,
par l'amélioration
des formations
en favorisant
les échanges
universitaires,
les pôles
de formation
et de recherche,
les réseaux
entreprises
et universités.
L'Europe fondée
sur les principes
de la Démocratie
et des Droits
de l'Homme doit
faire prévaloir
l'éthique
de la solidarité,
comme justice
nécessaire
à la
cohabitation
des européens
dans un même
corps politique.
Le problème
se déplace
de la complication
inhérente
à l'Etat
providence établi
et aux rentes
de situation
de ceux qui
le gèrent,
à la
simplicité
bouleversante
de l'innovation
législative
dont l'Europe
a besoin sur
ce sujet. Les
problèmes
de chômage
et de pauvreté
justifient cette
innovation.
La condition
éthique
de cette innovation
et son corollaire
institutionnel
établissent
la conformité
de cette législation
au principe
de subsidiarité.
La garantie
européenne
de ressources
pourrait se
substituer partiellement
à une
politique agricole
aujourd'hui
dépassée,
comme elle pourrait
contribuer à
faciliter l'achèvement
de la transition
des futurs pays
membres d'Europe
Centrale et
orientale. Un
continent qui
sait organiser
la transition
de sa division
en territoires
monétaires
distincts à
l'unicité
de son territoire
monétaire,
opération
sans précédent
dans l'histoire,
est tout-à-fait
capable de gérer
les retombées
de l'établissement
de cette garantie
de revenus sur
les régimes
fiscaux et les
régimes
de protection
sociale et d'éliminer
les effets pervers
et les surcoûts
administratifs,
qui obèrent
la gestion des
transferts sociaux.
Ce revenu de
citoyenneté
doit inciter
à l'activité
et serait complémentaire
de celui d'un
travail faiblement
rémunéré.
L'évolution
de ce revenu
garanti serait
programmé
pluriannuellement
et le différentiel
positif de sa
croissance par
rapport à
celle du PIB
pourrait être
financé,
au-delà
de sa rentabilité
budgétaire
et sous condition
de ressource
globale de la
pression fiscale,
basée
par exemple
sur la consommation
d'énergie
des ménages
et des entreprises.
L'Europe monétaire
existe. L'Europe
sociale, qui
est pleinement
intégrée
au projet de
la Construction
européenne
a à innover
pour répondre
aux problèmes
des européens,
en ce début
de XXI°
siècle.
La garantie
européenne
de ressources
a toute sa place,
dans l'Europe
de l'Emploi,
de l'Innovation
et du Progrès
Social.
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