L'évolution
du monde agricole
a suivi, souvent
avec un peu
de retard, l'évolution
générale
de la société.
Entre 1918 et
1950, les paysans,
revendiquant
un statut social,
sont passés
lentement d'une
classe sociale
rurale à
une profession
: agriculteur.
Dans les années
80, alors que
s'amorce la
crise de l'Etat
et que la crise
économique
bat son plein,
l'agriculteur
n'est plus seulement
producteur,
mais revendique
le statut d'entrepreneur.
Si une partie
de la profession
est prête
à la
mutation vers
la prestation
de service,
le débat
reste quand
même vigoureux
dans les campagnes.
Toutefois, tout
le monde est
bien conscient
qu'il faut rentrer
en dialogue
avec les citoyens
financeurs et
consommateurs.
Tout d'abord,
si la crise
de l'Etat est
patente, nul
ne sait qui
peut se substituer
à lui
pour représenter
la société.
En effet, si
dans le contrat
des années
60 passé
entre agriculteur
et société
(si contrat
il y a eu?),
la société
était
représentée
par l'Etat,
ce n'est plus
le cas aujourd'hui,
devant l'éclatement
de la demande
sociale. C'est
d'aileurs une
des causes de
l'échec
des CTE en France.
Ensuite, si
l'on peut à
la rigueur concevoir
des normes pour
l'environnement
(mais n'est-ce
pas un minimum
de ne pas polluer
?) ou pour la
qualité
des aliments
(mais la loi
de l'offre et
de la demande
ne sanctionne-t-elle
pas déjà
cela ?), comment
juger et normer
un paysage ?
Pour finir,
les fermiers
seuls sont-ils
responsables
de la gestion
des campagnes
? Quelle est
la part des
entreprises
et des commerçants/artisans,
ou même
d'autres prestataires
de services
de loisirs,
ou encore des
gestionnaires
de forêts
?
Dans cette question
de nouveau contrat
entre citoyens
et agriculteurs,
il faut donc
relever le quadruple
défi
suivants :
Il semble qu'un
préalable
soit la mise
en place de
véritables
espaces de dialogues
et de débats,
ouverts à
tous les citoyens,
mise en place
qui demande
une véritable
révolution
des modes de
gouvernance
qui ouvre un
espace à
la subsidiarité
active face
à un
centralisme
normatif.