PROJETS EN COURS

    Campagne Oui-Mais
    E-mmunities

 RETOUR SUR ...

    Grands Prix 2004
    Grands Prix 2003
    EU-Student Vote
    Marathon

 FONDAMENTAUX

    Congrès fondateur
    15 Propositions
    Conférences annuelles
    Statuts
    Comité directeur
    Partenaires











Pôle A | Pôle B | Pôle C | Pôle D | Pôle E
PÔLE C :
Changement, technologie et complexité: placer l'être humain au coeur de la société européenne du XXIème siècle

- VENDREDI 6 OCTOBRE -

M. Olivier RANKE, Ingénieur agronome-chargé de mission, Fondation Charles Léopold Mayer - Ferme de la Bergerie, France
Intervention : 'Du paysannat au prestataire de service, une rapide évolution du monde agricole'

L'évolution du monde agricole a suivi, souvent avec un peu de retard, l'évolution générale de la société. Entre 1918 et 1950, les paysans, revendiquant un statut social, sont passés lentement d'une classe sociale rurale à une profession : agriculteur.

Dans les années 80, alors que s'amorce la crise de l'Etat et que la crise économique bat son plein, l'agriculteur n'est plus seulement producteur, mais revendique le statut d'entrepreneur. Si une partie de la profession est prête à la mutation vers la prestation de service, le débat reste quand même vigoureux dans les campagnes. Toutefois, tout le monde est bien conscient qu'il faut rentrer en dialogue avec les citoyens financeurs et consommateurs. Tout d'abord, si la crise de l'Etat est patente, nul ne sait qui peut se substituer à lui pour représenter la société. En effet, si dans le contrat des années 60 passé entre agriculteur et société (si contrat il y a eu?), la société était représentée par l'Etat, ce n'est plus le cas aujourd'hui, devant l'éclatement de la demande sociale. C'est d'aileurs une des causes de l'échec des CTE en France. Ensuite, si l'on peut à la rigueur concevoir des normes pour l'environnement (mais n'est-ce pas un minimum de ne pas polluer ?) ou pour la qualité des aliments (mais la loi de l'offre et de la demande ne sanctionne-t-elle pas déjà cela ?), comment juger et normer un paysage ? Pour finir, les fermiers seuls sont-ils responsables de la gestion des campagnes ? Quelle est la part des entreprises et des commerçants/artisans, ou même d'autres prestataires de services de loisirs, ou encore des gestionnaires de forêts ?

Dans cette question de nouveau contrat entre citoyens et agriculteurs, il faut donc relever le quadruple défi suivants :

1) qui signe au nom des citoyens ;
2) sur quoi porte le contrat ;
3) comment juge-t-on de la bonne exécution du contrat ;
4) comment ce contrat est-il valorisé ?

Il semble qu'un préalable soit la mise en place de véritables espaces de dialogues et de débats, ouverts à tous les citoyens, mise en place qui demande une véritable révolution des modes de gouvernance qui ouvre un espace à la subsidiarité active face à un centralisme normatif.


© Copyright Newropeans - contact email: contact@newropeans.org