ISSUES
DE DEBATS MENES AVEC 10.000 CITOYENS
DANS 25 PAYS EUROPEENS
Cette nouvelle version
des propositions Newropeans résulte
d’un double processus lié
au Newropeans Democracy Marathon
qui s’est déroulé
en 2002-2003. Ce Marathon a permis
la tenue de débats sur
l’avenir de l’Europe
dans 100 villes de 25 pays européens,
qui ont réuni au total
quelque 10.000 citoyens. Un document
original comportant 14 propositions
a ainsi soumis au débat
dans ce cadre. Le présent
document des 15 nouvelles propositions
comprend :
. l’intégration
de nouvelles propositions formulées
par les citoyens durant le Newropeans
Democracy Marathon
. la suppression, modification
ou simplification de propositions
pré-existantes suite
à ces débats menés
à travers toute l’Europe.
Cette nouvelle version servira
de base (que ce soit pour être
défendues ou au contraire
critiquées) à toutes
les futures conférences-débats
organisées dans le cade
des Newropeans-Networks sur la
période 2004-2005.
I
- PRINCIPES FONDAMENTAUX
1.
Suppression de l’immunité
judiciaire des fonctionnaires
communautaires
Sur le principe, le statut des
fonctionnaires européens,
inspiré du statut diplomatique,
était acceptable tant que
l'UE ne s'occupait que de questions
marginales. Maintenant qu'elle
devient le cadre de référence
de la plupart des activités
des citoyens européens
(et la Constitution sera le symbole
de cette évolution), et
qu'elle traite de plus de plus
de politiques intérieures,
la démocratie exige que
les fonctionnaires européens
n'aient aucune immunité
particulière, comme c'est
le cas des fonctionnaires nationaux
dans chacun de nos pays. Conserver
ces immunités, c'est faire
reculer la démocratie de
200 ans, pour la ramener à
l'époque des privilèges.
Avant toute ratification de la
Constitution européenne,
il est donc essentiel de supprimer
l’article 12 du chapitre
V du Protocole sur les privilèges
et immunités des Communautés
européennes du 8 avril
1965: « Les fonctionnaires
et autres agents des Communautés
jouissent de l'immunité
de juridiction pour les actes
accomplis par eux, y compris leurs
paroles et écrits, en leur
qualité officielle, sous
réserve de l'application
des dispositions des traités
relatives, d'une part, aux règles
de la responsabilité des
fonctionnaires et agents envers
les Communautés et, d'autre
part, à la compétence
de la Cour pour statuer sur les
litiges entre les Communautés
et leurs fonctionnaires et autres
agents. Ils continueront à
bénéficier de cette
immunité après la
cessation de leurs fonctions».
C’est également le
seul moyen efficace de restaurer
la crédibilité des
institutions européennes
où se sont développées
de manière endémique
les affaires de fraude et corruption
depuis plus d’une décennie.
Une Europe proche de ses citoyens,
c’est d’abord une
fonction publique européenne
soumise à la même
justice que les citoyens.
Atouts : Démocratisation,
égalité de tous
les européens devant la
loi, rapprochement des institutions
de l’UE et des citoyens,
lutte contre la corruption au
sein des institutions de l’UE

2.
Création d’une procédure
d’évaluation décennale
du système politique et
administratif communautaire, indépendante
des institutions exécutives,
législatives et judiciairess
Il faut prévoir tous les
dix ans, à compter de 2002,
l'organisation d'une " Convention
" composée d'élus,
destinée à évaluer
l'état de la construction
européenne et à
proposer les nécessaires
adaptations structurelles.
Atouts : Canaliser
le changement pour éviter
le chaos ; Rythmer la construction
européenne pour lui donner
du souffle ; Démocratie,
Efficacité, Adaptabilité,
Evolution

3.
Créer un nouveau système
de capitales politiques et institutionnelles
européennes intégrant
chaque capitale nationale (polycentrisme
politique, fondé sur les
EuroRings 1 et 2)
Il faut revoir la base géographique
des institutions européennes
en sortant de l'axe historique
Bruxelles - Luxembourg - Strasbourg.
Les institutions centrales doivent
être réparties entre
Londres, Paris, Francfort, Bruxelles
et La Haye (EuroRing 1)et les
autres institutions communautaires
entre les autres capitales européennes
: Dublin, Madrid, Rome, Vienne,
Prague, Budapest, Berlin, Varsovie,
Copenhague, Helsinki, Stockholm,
Copenhague, Athènes, Lisbonne,
… (EuroRing 2). Ces villes
formeront le réseau des
capitales européennes.
Atouts : Rapprocher
les institutions communes des
peuples ; Ancrer l'Union européenne
dans la durée ; Affirmer
une forte visibilité mondiale
à l'Europe unie ; Proximité
des peuples, Osmose avec la société
européenne en réseau,
Compatibilité avec impératifs
d'efficacité, Crédibilité
internationale renforcée

4.
Affirmer simultanément
le respect de la diversité
linguistique européenne
et l’efficacité du
système politique et institutionnel
communautaire : système
linguistique 2 langues de travail/5
langues officielles/25 langues
de communication (dont langage
des signes et écriture
Braille)
La diversité linguistique
est indispensable à la
légitimité de la
construction européenne.
Une certaine rationalisation s'impose
cependant, tant pour des raisons
budgétaires et d'efficacité.
Sinon, la complexité et
le coût croissants des systèmes
d'interprétation mèneront
sinon à l'apoplexie et
au rejet des institutions. Il
faut donc adopter un système
à plusieurs niveaux : 2
langues de travail pour les réunions
informelles administratives (anglais
- français), 5 langues
de travail officielles (anglais
- français - allemand -
espagnol - polonais), toutes les
langues pour les communications
et réunions publiques (ex
: sessions plénières
du Parlement). Une procédure
analogue doit être suivie
pour le documents de travail.
Les textes officiels doivent être
traduits dans toutes les langues.
Un vaste programme européen
de recherche sur la traduction
automatique devrait être
lancé parallèlement,
tandis que des cours de langue
devraient être mis en place
auprès de chaque Parlement
national/régional.
Atouts : Eviter Babel
tout en préservant la diversité
linguistique ; Préserver
la diversité linguistique
tout en assurant le bon fonctionnement
opérationnel, Garantir
l'accès démocratique
aux débats et informations
II
- METHODES DE GOUVERNEMENT
5.
Systématiser la ratification
des principaux traités
communautaires (constitution,
modifications constitutionnelles)
via des référendums
trans-européens, de préférence
organisés lors des élections
européennes.
Puisque les citoyens ont decidé
une fois de transférer
leur souveraineté nationale
au niveau européen, ALORS
tout amendement à la Constitution
européenne, ainsi que les
sujets importants devant être
décidés au niveau
européen, doivent faire
l’objet d’une adoption
par les citoyens de l’UE
dans le cadre de référendums
trans-nationaux. Il est par conséquent
extrêmement important de
créer une union politique
entre les citoyens européens.
Si une décision doit être
prise dans le cadre d’un
référendum étendu
à 25 pays, une réalité
européenne et espérons-le
un débat trans-européen
seront ainsi créés.
Les référendums
trans-européens pourraient
s’avérer des étapes
importantes dans l’émergence
d’un « peuple européen
» et d’un plus grand
souci pour les thématiques
européennes. Pour le moment,
la distance existant entre les
citoyens et l’UE, ainsi
que leur absence d’intérêt,
constituent un obstacle majeur
au progrès de l’intégration.
La tenue de référendums
au niveau trans-européen
pourrait fournir une partie de
la solution à ce problème.
Mais par-dessus tout, s’agissant
d’un droit naturel des citoyens
- en tant que souverain d’une
démocratie – que
de participer aux décisions
importantes, la systématisation
de tels référendums
constituerait une bonne base sur
laquelle bâtir une Union
européenne plus démocratique.
Atouts : Démocratisation,
meilleure information des citoyens
sur les principales décisions
et sur le système de l’UE,
renforcement d’une identité
politique commune, renforcement
de la légitimité
démocratique de l’UE

6.
Affirmer la primauté du
pouvoir politique sur le pouvoir
technocratique en fusionnant les
deux exécutifs européens
autour du Conseil Européen
: Suppression du collège
des Commissaires / Définition
précise de deux administrations
différentes (politiques
intégrées et politiques
inter-gouvernementales)
Il faut désormais gouverner
l'Europe et non plus la construire.
En démocratie, les deux
fonctions-clés, l'exécutif
et le législatif, correspondent
à 2 entités seulement
; et non pas trois comme dans
l'UE d'aujourd'hui. Les compétences
politiques ne se partagent pas
pour éviter la multiplication
des procédures obscures
et incompréhensibles. Politiquement
il y a donc une institution de
trop : c'est sans aucun doute
la Commission dans sa fonction
politique. Un Gouvernement européen
doit être créé.
Il sera à la tête
de deux administrations distinctes
et devra assumer la responsabilité
exécutive politique européenne,
à partir des fonctions
exécutives actuelles de
la Commission et du Conseil. Le
Parlement européen formera
la branche législative,
à partir des fonctions
législatives actuelles
du Parlement et du Conseil. Ces
deux institutions politiques incarneront
ensemble l'intérêt
commun de l'Union européenne.
Le budget européen sera
voté pour 5 ans par chaque
nouvelle législature européenne
avec nécessité d'un
accord avec le Gouvernement européen.
Il ne concernera bien entendu
que les dépenses des politiques
communes. Pour associer les citoyens
aux responsabilités européennes,
la partie de l'impôt consacré
au budget communautaire sera rendue
identifiable sous le nom d' "impôt
européen ".
Atouts : Démocratiser,
et donc simplifier, le système
politique communautaire pour le
rendre compréhensible,
et donc contrôlable, par
les citoyens ; Ancrage 100% démocratique
des deux institutions-clés,
Démocratisation de la compréhension
du système décisionnel,
Responsabilisation des élus

7.
Accélération du
processus de légitimation
démocratique du Parlement
européen en donnant deux
votes à chaque citoyen
européen lors de l’élection
européenne : 1 vote pour
élire 50% du PE via des
listes trans-européennes,
1 vote pour élire 50% du
PE via des listes nationales ou
régionales (selon choix
de chaque Etat)
Pour pouvoir assumer un rôle
politique important, le Parlement
européen doit pouvoir intégrer
en son sein les 2 (ou 3) composantes
identitaires de chaque Européen.
Il doit donc être composé
à 50% de députés
élus sur des listes trans-européennes
à l'échelle de toute
l'UE ; et à 50% de députés
élus au niveau national
(ou régional selon le choix
du pays) par les citoyens ou choisis
par les Parlements nationaux (ou
régionaux). Pour ce faire,
lors de chaque élection
européenne, il faut donner
à chaque citoyen un double
vote : l’un pour les listes
trans-européennes, l’autre
les listes de son pays ou de sa
région.
Atouts : Ancrer la
composante législative
du pouvoir politique européen
à la fois dans les identités
nationales ou régionales
et dans l'identité commune
européenne ; Assurer sa
visibilité par une unicité
du pouvoir législatif commun
; Eviter la complexité
et les conflits d'un système
à 2 chambres, Renforcer
très fortement la légitimité
du Parlement, Démocratiser
en donnant à chaque citoyen
2 votes : national (ou régional)
et européen, faire émerger
un espace politique et électoral
commun

8. Dynamiser la fonction publique
européenne en limitant
les carrières au sein d’une
même institution à
10 ans et en organisant un vaste
processus de mobilité entre
différentes administrations
communautaires et administrations
nationales/régionales
Le Parlement européen doit
avoir un pouvoir d'initiative
complet, partagé avec le
Gouvernement européen,
incarné par sa branche
administrative commune, l'Administration
Commune européenne (ACE),
en ce qui concerne les politiques
communes. En matière de
politiques inter-gouvernementales,
le pouvoir d'initiative appartient
bien entendu aux Parlements et
gouvernements nationaux. L'initiative
de basculer une politique d'un
champ (commun ou bien inter-gouvernemental)
vers l'autre appartient au Gouvernement
européen seul.
Atouts : Assurer une
saine compétition et un
contrôle effectif entre
pouvoirs exécutif et législatif
communautaires ; ainsi qu'entre
niveau européen et national
; Simplifier, Responsabiliser,
Renforcer l'efficacité
du processus décisionnel
III
- STRATEGIES DANS LES GRANDS
DOMAINES D’ACTION DE L’UE
9.
Mettre en place une politique
de voisinage de l’Union
européenne (Statut de Voisin
Privilégié) en s’appuyant
notamment sur un Conseil de l’Europe
renforcé et un partenariat
politique et économique
très fort entre l’UE
et les pays concernés,
excluant une adhésion dans
les décennies à
venir : Russie, Ukraine, Biélorussie,
Turquie, Liban, Israël, Palestine,
Egypte, Libye, Tunisie, Algérie
et Maroc
La réussite de l'Union
européenne élargie
est le véritable enjeu
historique : pas l'élargissement
qui n'est qu'une étape.
Ni l'Union européenne qui
n'a pas utilisé la décennie
90 pour se préparer à
l'élargissement, ni les
pays candidats qui s'y sont préparés
surtout sur des bases formelles
ou essentiellement économiques
ne sont prêts pour réussir
l'élargissement dans la
période 2002/2004. Le fétichisme
de la date " officielle "
risque de compromettre un projet
historique que 2 à 3 ans
de délais permettraient
pourtant de réussir pleinement
en assurant que l'UE est structurellement
et politiquement prête à
accueillir les nouveaux membres
; et que les pays candidats sont
socialement et politiquement prêts
à franchir le pas. Le Sommet
de Copenhague doit établir
un vrai calendrier politique de
l'élargissement engageant
les Chefs d'Etat et de Gouvernement
de l'UE comme ceux des pays candidats
devant leurs opinions publiques.
Ce qui est loin d'être le
cas dans l'UE pour le calendrier
officiel actuel. Et cet engagement
doit s'accompagner d'une vaste
campagne de communication sur
l'utilité de l'élargissement
pour l'UE, conclue par des référendums.
Atouts : Réussir
l'unité démocratique
du continent à l'horizon
2010, Eviter d'alimenter rejets
et populismes des deux côtés,
Démocratiser en impliquant
les opinions publiques

10.
Rendre efficace l’action
de l’UE dans le monde en
renforçant le rôle
du Ministre des Affaires étrangères
de l’UE et en affirmant
une vision européenne structurée
autour de trois principes clés
: un rôle central pour un
système des Nations Unies
réformé et adapté
au XXI° siècle, la
primauté du droit international
sur les intérêts
nationaux et le refus du concept
déstabilisant de «
guerre préventive »
L'existence de politiques communes
soumises uniquement au Gouvernement
Européen et au Parlement
Européen impose d'une part
de confier la gestion des aspects
externes de ces politiques à
un seul responsable politique
(Ministre des Relations Extérieures
Communes - MIREC) et d'intégrer
dans une seule administration
extérieure commune les
compétences administratives
concernées (Commerce, Agriculture,
Concurrence, Développement,
…) (Ambassades communes
européennes - ACE). Le
Ministre des Relations Extérieures
Communes est choisi par le Président
du Gouvernement Européen
parmi les Ministres des Affaires
Etrangères en exercice
au niveau national (il doit être
d'une nationalité différente
de celui du Président du
Gouvernement européen).
Il coordonne avec les Ministres
de la Défense de l'UE la
mise en œuvre de la Force
Commune de Réaction Rapide.
Tous les autres champs de la politique
extérieure relève
bien entendu des Etats-Membres
et de leurs diplomatie. La définition
du rôle de l’Europe
dans le monde peut s’appuyer
politiquement sur les trois principes
autour desquels se sont pour la
première fois une large
majorité de citoyens européens,
tous pays confondus, à
l’occasion de la crise irakienne
: un rôle central pour
un système des Nations
Unies réformé et
adapté au XXI° siècle,
la primauté du droit international
sur les intérêts
nationaux et le refus du concept
déstabilisant de "
guerre préventive".
Atouts : Rendre efficace
l'action de l'UE dans le monde
tout en préservant la diversité
et la richesse des relations bilatérales
de ses Etats-Membres ; Rendre
cohérent l'action de l'UE
en interne et en externe, Assurer
la cohésion entre le Président
du Gouvernement européen
et le ministre des Relations extérieures
de l'UE, Renforcer l'image et
le poids de l'UE dans le monde

11.
Elaborer une politique commune
en matière d’immigration,
mise en œuvre sur la base
nationale et fondée sur
la volonté de faire des
immigrés et de leurs enfants
des Européens à
part entière.
Pour l'Union européenne,
l'immigration est un phénomène
inévitable, nécessaire,
utile mais qui doit être
maîtrisé à
deux niveaux : celui des flux
migratoires afin de limiter le
plus possible l'immigration clandestine
; celui du processus d'intégration
des immigrés afin de s'assurer
que leurs enfants seront des Européens
à part entière.
En ce qui concerne les flux migratoires,
l'UE doit jouer tant sur la protection
commune de ses frontières
(douanes communes, règles
communes, ..) que sur ses politiques
de voisinage, de commerce et de
développement (aides accrues
et à l'efficacité
renforcée, ciblages, sanctions
éventuelles contre les
Etats désinvoltes) ; en
ce qui concerne l'intégration,
son refus par l'immigré
doit être synonyme de retour
dans son pays ; parallèlement
la puissance publique (essentiellement
nationale, mais dans un cadre
stratégique commun) doit
assurer que cette intégration
est effective et sanctionner sévèrement
toute discrimination raciale ou
religieuse.
Atouts : Responsabiliser
l'ensemble des Européens
face à l'un des grands
défis des décennies
à venir, Fonder une confiance
dans nos valeurs communes et leur
avenir, Lier l'UE et ses voisins,
Assurer le dynamisme de l'UE

12. Communautariser la politique
de lutte contre le crime organisé
et la criminalité transfrontalière
en créant notamment un
parquet européen assisté
de réseaux policiers et
judiciaires européens spécialisés.
Le Marché intérieur
sans frontières, l'Euro,
l'élargissement, le terrorisme,
l'Internet, .. imposent à
l'Union européenne de gérer
de manière efficace la
lutte contre une criminalité
transnationale de plus en plus
experte et professionnalisée
. Les intérêts de
l'Union doivent être préservés
comme ceux de ses citoyens. La
création d'un réseau
douanier intégré,
d'un procureur européen
assisté d'une police criminelle
européenne (réseau
des polices nationales) et de
réseaux ad hoc de magistrats
européens permettra de
faire face à ce risque
croissant pesant sur l'UE.
Atouts : Construire
la crédibilité interne
et externe de l'UE, Utiliser l'effet
de " taille ", Limiter
les craintes liées à
l'élargissement

13. Renforcer la démocratisation
de l’UE et la qualité
de ses ressources humaines en
mettant en place deux grandes
initiatives en matière
d’éducation/formation
:
- Rendre accessible à tous
la dimension européenne
: création d’un fonds
de soutien aux initiatives des
mouvements de jeunesse et d’étudiants
pour permettre à 500.000
jeunes européens (15 –
25 ans) chaque année de
passer au moins une semaine dans
un environnement européen
(réunion, séminaire,
congrès, évènement
culturel, sportif, …).
- Combler le déficit de
ressources humaines trans-européennes
compétentes : lancement
d’un programme de formation
d’un encadrement européen
compétent (capable de construire
et gérer des projets, réseaux
et organisations trans-européennes)
dans tous les secteurs économiques,
politiques, sociaux et culturels
via des formations européennes
intégrés (chaque
année d’étude
se déroulant dans un pays
différent de l’UE).
Atouts : Démocraser
l'UE, rendre l'Europe plus accessible
aux nouvelles générations,
former les futurs élites
et citoyens, améliorer
l'effcicaité et les compétences
de la société européenne

14. Mise en place d’un rapport
social annuel du Président
de l’UE destiné à
faire le point sur l’état
social de l’UE (santé,
emploi, éducation, pauvreté),
appuyé sur des indicateurs
précis
L’UE s’est doté
de nombreux critères de
convergence dans les domaines
économiques, monétaires,
fiscaux ou juridiques. Parallèlement,
on constate que l’Euro a
un effet majeur sur l’ensemble
de la sphère sociale (maîtrise
des dépenses publiques,
systèmes d’indemnisation
chômage, de retraites, d’éducation
ou de santé). Il est donc
urgent d’intégrer
la dimension sociale à
cette tentative de convergence
continentale. Chaque année
l’exécutif européen
doit pouvoir présenter
au Parlement européen un
tableau précis de l’Etat
de l’Union en matière
sociale, associé à
des propositions pour assurer
à la fois la convergence
et le progrès social.
Atouts : Equilibrage
social de la construction européenne;
Accroissement du sentiment de
maîtrise de l’UE par
ses citoyens ; Amélioration
du tissu social de l’UE

15. Rêver, Communiquer,
Décider et Entreprendre
ensemble : Une série d’initiatives
européennes de recherche
et de compétitivité
renforçant le projet politique
communautaire :
a. Rêve commun et technologie
: la conquête spatiale européenne
(Lancement d’un programme
européen destiné
à organiser une occupation
humaine permanente de la Lune,
de préférence en
coopération avec d’autres
puissances spatiales intéressées)
b. Mobilité, Croissance
économique et Technologie
: la mise en place de vastes réseaux
trans-européens de transports
et de communication (TGV, Internet,
autoroutes, lignes aériennes
bon marché)
c. Démocratie commune et
technologie : la traduction automatique
(mise au point de logiciels bon
marché permettant traduction
et/ou interprétation automatique
des langues européennes)
afin de faciliter et démocratiser
le débat entre Européens
d. Entreprendre ensemble vis-à-vis
du reste du monde : mise en place
d’un programme européen
incitatif (jusqu’à
30% du budget de l’opération)
pour permettre la présentation
de candidatures transnationales
(au moins 3 pays de l’UE)
à l’organisation
des Jeux Olympiques, des Coupes
du Monde et des Expositions Internationales
et Universelles.
Atouts : Renforcer
le tissu économique et
technologique de l’UE; Se
préparer à affronter
les défis du 21ème
siècle; Se mettre en position
de force par rapport aux défis
mondiaux; Forger les outils de
maîtrise de la complexité
trans-culturelle de l’UE
et du monde ; Renforcer la place
de l’UE sur la scène
internationale

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